vendredi 25 février 2011

Après la première bourasque.

Je vais essayer de parler un peu plus de mon histoire en tant que dyslexique.
En premier lieu je pense qu'une fois le problème identifié et traité par les orthophonistes,il ne faut pas croire -si les résultats scolaire redeviennent acceptables- que le problème est terminé. Les problèmes subsistent jusqu'au bac et pendant les études supérieures et même la vie professionelle.

La plus grosse erreur que j'ai faite et peut-être aussi que mon entourage a faite c'est d'oublier le handicap (d'ailleur on s'est bien abstenu de ma parler de handicap). Ma mère pensait qu'à partir du momment ou j'avais pu entrer en 2d C et du fait que j'étais un peu plus intelligent que la moyenne alors j'étais sorti de l'ornière.

Cette attitude risque de déboucher sur une position très difficile à gérer psychologiquement avec risque de dépression nerveuse à cause de la pression mise par la famille et les professeurs: "Comment? Avoir des résultats aussi décevant avec une telle intelligence?"

Encore aujourd'hui mon père pense que l'intelligence est suffisante pour réussir. Mois j'ai fini par utiliser cette image d'un magnifique athlete avec une jambe de bois à qui l'on demande de faire un 100 mètres-hai. Il arriveras peut-être au bout s'il est très fort mais surement pas dans les mêmes délais.

Plus tard, ayant abandonné toute ambition scolaire j'ai completement oublié le handicap. Et au leiu de me poser sans cesse la question: Qu'est que je suis capable de bien faire? Je me suis demandé, si oui ou non je pouvais faire ce qu'on m'encourageait à faire, sans pouvoir bien décider puisque j'étais à la fois handicapé et assez intelligent. A deux reprise j'ai essayé de réintégrer une organisation scolaire et à chaque fois cela a été un échec relatif. Je suis très souvent allé à reculons dans les écoles avec un peu la même appréhension que pour rentrer dans un hôpital. C'est pas facile à vivre pour l'enfant d'un couple d'enseignant.

Le plus gros travail à faire maintenant c'est d'accompagner les dyslexiques tout au long de la scolarité en prenant en compte le handicap et de prolonger cet accompagenment pendant la vie professionelle.

Les dyslexiques doivent-ils considérer comme très improbables de pouvoir exercer et former et reconnaitre leur talent pendant la scolarité? Doivent-ils prendre des chemins de traverse?
La même question subsitent pour la vie professionelle.

De toute façon le dyslexique ne doit pas se décourager d'apprendre: il peut essayer en autodidacte (avec tous les inconvénients que cela comporte) ou s'il a de l'argent utiliser un précepteur(connaissant la dyslexie de préférence)

1 commentaire:

  1. bonjour Marc,

    votre témoignage résonne très fortement en moi, et je suis sûre que de nombreuses personnes porteuses de dyslexie se retrouveront totalement dans ce que vous dites...

    en tant qu'autodidacte, habituée à guider des jeunes "dys", je ne peux qu'être d'accord avec vous et continuer de militer pour la création d'espaces d'apprentissages adaptés et respectueux du rythme et des forces/faiblesses de chacun.
    Soyez fier de vous.

    Sophie Lanis

    RépondreSupprimer